24 janvier 2008
Il était une fée...
Inutile de vous faire part les moqueries qu’elles enduraient.
C’est alors qu’elles décidèrent de prendre une photo avec l’appareil du père d’Elsie qui a lui-même développé les photos. Il fut alors stupéfait de découvrir quatre fées sur le cliché mais comme il était sceptique, elles en prendront d’autres un peu plus tard.
Par la suite, Arthur Conan Doyle publiera ces photos dans son ouvrage consacré à l’existence des fées : « The Coming Of The Fairies ».
Arthur Conan Doyle, ainsi que Richard Doyle, croyaient aux fées. D’ailleurs, amusez-vous à taper Richard Doyle dans Google images, vous découvrirez les tableaux de fées qu'il a réalisés.
Arthur Conan Doyle, donc, découvrit ces photos et en profita pour publier les photos dans un livre intitulé "The Coming Of The Fairies" en 1922.
Ce fut alors une véritable folie, des milliers de gens furent émerveillés par ces photos.
Il faudra attendre l’année 1983 pour qu’Elsie avoue ceci :
"...(Vous avez) fait preuve d'une bien grande compréhension pour les beaux draps dans lesquels nous nous sommes mises, Frances et moi, ce jour bien lointain de 1916, lorsque notre petite plaisanterie est tombée à plat et que personne n'a voulu croire que nous avions pris des photos de vraies fées.
"Rendez-vous compte que si seulement on nous avait crues, notre farce aurait pris fin tout de suite et nous aurions tout raconté; j'avais quinze ans et Frances huit.
"Mais on s'est moqué de nous au contraire et tout le monde nous a demandé en riant comment nous nous y étions prises, et, toutes les deux, nous nous sentions très bêtes et nous avons laissé tomber, jusqu'au jour où, quelques années plus tard, Conan Doyle s'en est mêlé.
"Mon père m'a dit que je devais raconter immédiatement comment j'avais fait ces photos, alors, comme la plaisanterie était mon fait, j'ai pris Frances à part pour en discuter sérieusement. Mais elle m'a suppliée de ne rien raconter, parce que depuis l'article dans le Strand Magazine , on la taquinait à l'école (NDA : le nom des protagonistes s'était bien sûr éventé assez vite). J'avais aussi de la peine pour Conan Doyle. Nous avions lu dans les journaux qu'on lui adressait des commentaires désagréables à cause de l'intérêt qu'il portait au spiritisme, et maintenant on se moquait de lui parce qu'il croyait à nos fées. (...) Il venait de perdre son fils à la guerre (NDA : blessé gravement durant la bataille de la Somme, celui-ci était mort de la grippe espagnole, ainsi d'ailleurs que le frère cadet de Conan Doyle) et le pauvre homme essayait certainement de se consoler comme il le pouvait avec des choses qui ne sont pas de ce monde.
"Alors j'ai dit à Frances : "Bon, nous ne dirons rien puisque Conan Doyle et M. Gardner sont les deux seules personnes autour de nous qui ont cru à nos photos de fées et comme ils ont au moins trente-cinq ans de plus que nous, nous attendrons qu'ils meurent de vieillesse et, après, nous dirons tout (...)." (propos recceuillis sur ce site)
Il n’empêche que sur son lit de mort, l'une des dames déclara que malgré leur fraude évidente, elles avaient bien vu des fées.
Maintenant, je voudrais attirer votre attention sur cette photo…
Elsie et Frances avaient-elles également dessiné ces deux petits visages observant la scène d'un air amusé?
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12 janvier 2008
Coeur mécanique
Il y a un peu plus de deux ans je découvrais Dionysos dans l'interview de Mathias Malzieu sur France Inter et ce fut alors un enchantement que de l'écouter parler de ses "Monsters in love" avec sa galerie de monstres: Mis Acacia, Bloody Betty, Gian Jack, Giantt John, Mister Chat.
Ce fut ensuite un bonheur que d'écouter "Tes lacets sont des fées".
Grisé par le discours de ce beau parleur qui a pris tant de plaisir à nous présenter ses monstres, quelle ne fut pas ma joie d'apprendre qu'une semaine plus tard ce groupe donnait un concert dans ma petite ville du Sud.
Le décor était beau et simple: un arbre et des grosses fleurs métalliques éclairés de façon à créer un esprit de conte avec comme musique d'introduction celle d'Edward aux mains d'argent.
J'ai alors compris que Mathias et moi avions les mêmes références ciné et que nous allions nous entendre pendant ce concert durant lequel j'ai découvert une troupe talentueuse menée par un petit bout d'homme bourré d'énergie.
Dix mois plus tard je renouvelais l'expérience lors d'un concert au Château de Valmy, un cadre encore plus beau et plus grand où ce même concert prenait une toute autre ampleur.
Depuis j'avais rangé Mathias et ses monstres dans ma tour à CD que je sortais de temps en temps pour les revoir (je m'attache facilement!).
Le mois dernier je regardais à la fnac les titres de leur nouvel album, et en regardant au coin littérature me voilà surpris de découvrir la même pochette sur un livre.
J'ai trouvé alors l'idée très ingénieuse: écrire un livre et en composer la bande originale! Moi mêmej'aime souvent écouter une musique en rapport avec le livre que je suis en train de lire. Quelle idée merveilleuse!
Me voilà donc, depuis hier soir, en possession de l'album que je trouve plus abouti encore, plus travaillé au niveau des effets sonores, des mélodies avec ce choeur dans "Le jour le plus froid du monde" qui me donne des frissons".
Quant à Eric Cantona je n'ai pas pu empêcher mes poils de se dresser quand j'ai entendu sa voix prononcer "Giant Jack is on your back now".
C'est alors devenu évident: Jack, Miss Acacia... Giant Jack!
Mathias n'a donc pas oublié ses montres amoureux qui refont une apparition dans cette histore pré-Monsters in love!
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