26 septembre 2007

Crochet

5f934722c01f43421f7d7f1e1693b652.jpgCelà vous est-il déjà arrivé d'avoir très envie de revoir un film que vous aviez aimé à l'époque de sa sortie et de le trouver nul, mais alors vraiment nul une fois adulte?

C'est l'immense déception que je viens de vivre avec "Hook" de Steven Spielberg.

Celà faisait un moment que j'avais envie de me proccurer en dvd ce film qui m'avait enchanté à sa sortie dans les salles en 1992.
Je cherche sur cdiscount, et n'ai aucun mal à le trouver à un bon prix (7€ frais de port inclus).

Tout content lorsque je reçois le paquet, je lance le dvd...

Une animation pour le menu déjà... pas terrible! (Ha bon? C'était si mal foutu?)

Je lance le film... Là j'ai plaisir à regarder le début: le vieux Londres sous la neige au moment de Noël, Maggie Smith géniale dans le rôle de Wendy âgée dans cette maison respirant la magie. Le kidnapping des enfants, le moment où Wendy apprend à Peter qui il est en réalité...

Puis nous arrivon au Pays Imaginaire... et là, c'est le drame!

Tout est surjoué, tout semble calculé à la seconde près, au plan près, tout est tiré à quatre épingles, au point que ça fait toc. Il n'y a aucune spontanéïté, ni aucune crédibilité. Je trouve le récit très naïf, comme, par exemple, le fait d'endoctriner si facilement Jack (le fils de Peter), ou encore l'histoire des origines de Peter Pan puisqu'ici, alors qu'il était dans le berceau, il savait déjà à quelle vie il voulait échapper... waw, là c'est fort je trouve. Et le plus marrant, c'est qu'en partant si tôt pour le pays imaginaire il a quand même grandi pour avoir l'apparence d'un enfant de 12 ans... Ben je croyais qu'au Pays Imaginaire on ne grandissait plus! Il aurait donc dû rester un bébé!

Tout le film m'a alors semblé être une grosse machinerie américaine nauséabonde, souillant l'oeuvre de James Matthew Barrie.

01 août 2007

Phoenix en ordre

'a y est, je suis allé voir Harry Potter et l'odre du Phoenix...

La bande-annonce me plaisait beaucoup, mais lorsque j'ai vu la fiche sur allociné quelque chose m'a déplu: alors que c'est le tome le plus long (976 pages dans la version française), c'est le film le plus court des cinq!

Et effectivement, beaucoup de choses sont passées à la trappe, et parfois des éléments essentiels!!

Comme le troisième, je me demande comment ceux qui n'ont jamais lu le livre arrivent à comprendre quelque chose!!

La scène où la tante Pétunia reçoit une lettre de Poudlard, ça aurait pris combien de temps? N'était-ce pas un élément essentiel?

Et que dire du fait que le caractère de certains personnages se trouvent modifiés à l'écran? Pourquoi le professeur McGonagall prend-elle la défense de Harry lorsqu'il se fait punir douloureusement par le professeur Ombrage lors de ses retenus, alors que dans le livre le professeur McGonagall réprimende Harry sur son manque de discression, alors qu'elle n'est même pas au courant des tortures qu'il se voit infligées lors de ses retenues?

L'ensemble est très décevant, malgré des très belles scènes: les scènes sont tellement coupées que l'on passe du coq à l'âne.

Quand est-ce qu'un Harry Potter au cinéma durera trois heures?

Comprennent-ils qu'un adolescent est capable de regarder un rilm de trois heures?? Le succès de Titanic en est pourtant une preuve.

14 octobre 2006

"L'homme de sa vie"...

... fait partie de ces films dont vous sortez tellement émus et bien que vous voudriez que cet état d'esprit dans lequel ce film vous a plongé dure pour l'éternité... Mais c'est comme un château de carte: on voudrait qu'il dure pour toujours, tout en sachant très bien que celà est impossible.

Je suis donc encore sous cet état de grâce, et c'est sous cet état de grâce que je vais parler de ce film qui se regarde, en fait, sur deux niveaux de lecture:

Le premier niveau, celui qu'on nous résume, c'est cet homme marié, visiblement heureux dans son couple, qui fait la connaissance de son voisin gay...Et on se doute bien de ce qui va arriver.

Sauf que si le scénario ne se résumait qu'à ça, le film ne serait pas plus intéressant que "Gazon maudit"...

Le fil conducteur du film devient alors la conversation entre les deux hommes sur la vie de couple, et chacun verra son opinion chamboulée...

Le second niveau de lecture parle en fait, et pour moi c'est ça le plus fort, du rapport père-fils.

Si vous avez eu la chance, comme moi, d'avoir suivi des cours de psychologie de l'enfance, vous comprendrez tout.
Je n'ai pas besoin de vous expliquer ce que vous y verrez.

Quant à la photographie, elle est sublime. Tout est minutieusement calculé, que ce soit au niveau des plans, des flash-back, que des couleurs (la femme est souvent assortie à la tapisserie de la maison...).

Je n'en dis pas plus, et j'espère vous avoir donné envie d'aller le voir. 

16 mars 2006

AI

Non, je n'avais pas vu ce film au ciné à l'époque, bizarrement il ne me tentait pas plus que ça.

La semaine dernière, mon pote Richard, ex-animateur à RTL2 à Perpi, était à Barcelone, j'ai donc accepté de faire du kikinou-sitting pour lui rendre service (kikinou = chat).

Et voilà ty po que je trouve le DVD de AI, je décide donc de le regarder lors de mes séances de kikinou-sitting.

Pffffou j'ai trouvé ce film très très fort, incroyablement beau et très très prenant, si bien que pendant au moins 24 heures j'en ai eu une boule au ventre: c'est à la fois cet enfant-robot en quête d'amour maternel (il est conçu pour celà, mais les humains n'étant pas des machines, ils ne peuvent pas répondre automatiquement à cette demande...) et cette histoire avec la  Fée Bleue, mais aussi la réponse à une question que je me pose plusieurs fois dans l'année: comment sera la Terre après la disparition de l'espèce humaine? Qui viendra fouiller dans nos ruines pour connaître notre histoire?

Seul bémol: il est super long, surtout dans la première partie.

Mais que celà n'empêche pas ceux qui, comme moi il y a peu de temps, ne l'ont pas encore vu de le regarder, mais il ne faut pas oublire ses mouchoirs!

26 octobre 2005

Conte funèbre

Mon Tim Burton est vraiment en grande forme!

Comme pour Charlie et la chocolaterie, j'avais également quelques appréhensions avant d'aller voir Les Noces Funèbres.
Il faut dire qu'après La planète des singes, il y a de quoi rester sur ses gardes!
Et celà permet également d'être agréablement surpris.

Tim nous plonge dans un conte macabre, poétique, romantique et merveilleux.
Et quand je dis conte, ce n'est pas pour rien: j'avais l'impression de lire un de mes livres de contes comme "Contes de féérie", "Contes du petit peuple", ou "Contes de sorcières et d'ogresses" de Pierre Dubois, ou encore un conte de "Morts, fantômes et revenants". Et cette impression s'est trouvée justifiée lorsqu'hier j'ai lu qu'il s'agit en fait d'un film inspiré d'un conte russe.

En ce qui concerne l'animation, l'évolution depuis L'étrande Noël de Mr Jack est flagrante!

Raaaaaaaaaaaaah Tim fais-moi la promesse de ne plus jamais refaire ce que tu as fait avec La planète des singes!!

Reste tel que tu es!

10 octobre 2005

Les frères Grimm

Je pensais que ce film était fait pour faire mon bonheur, mais mon excitation a très vite été refroidie en voyant la bande-annonce des Frères Grimm: j'avais l'impression d'une grosse production américaine manquant cruellement de finesse.

Ce soir je suis donc allé le voir, et je suis navré de constater que mes craintes étaient bien justifiées!

Déjà le discours sur le fait que les contes sont pour les enfants... S'ils s'étaient suffisemment intéressés aux contes et à leurs origines ils sauraient qu'à cette époque les contes n'étaient pas destinés qu'aux enfants, c'est la société moderne qui en a décidé ainsi, mais à l'époque ce n'était pas le cas!

Quant au happy-end il est vraiment trop happy à en devenir écoeurant avec l'Italien, le troisième larron, compagnon malgré lui des héros et qui fait de l'humour lourd, c'est rerererererererererererevu depuis une vingtaine d'année maintenant, Terry Gilliam aurait pu nous éviter au moins ce gros sabot!

Et le gros problème, c'est que j'ai ressenti un sentiment de frustration car il y a quand même de bonnes choses dans ce film: des scènes angoissantes, bien glauques telles celle avec le cheval et ses toiles d'araignée, le bonhomme en pain d'épice, les arbres tueurs... Je pense qu'il aurait fallu rester sur ce ton et ne pas vouloir à tout prix jouer sur le ton de la comédie burelesque qui alourdit le rythme.

Et, cerise sur le gâteau, les références à un tableau de John Everett Millais. Alors là vraiment c'était bien pensé! C'est une des seules finesses qui ont pu s'imicer dans ce film!

Donc un conseil: si vous allez voir ce film, n'y allez que pour avoir le plaisir de tester votre culture des contes et pour sa beauté visuelle!

21 juillet 2005

J'ai suivi Charlie à la chocolaterie

J'avais hâte de découvrir le nouveau Burton, tout en gardant mes réserves de peur d'être déçu.

Rien qu'au début, ça partait bien: le générique avec la fabrique de chocolat qui rappelle celui d'Edward aux mains d'argent avec la fabrique de biscuits, une jolie petite maison biscornue recouverte de NEIGE (élément naturel féérique qui me fascinera toujours), une famille pauvre qui n'est pas sans rappeler "Le petit Poucet". Avec en prime et pour mon plus grand bonheur, la zique de Danny Elfman!

J'avoue qu'étant issu d'une famille aux revenus modestes avec des parents qui m'ont fait prendre conscience de la valeur des choses et des grands-parents que j'aimais beaucoup, je me suis plus facilement identitié à Charlie, même si je n'avais pas autant de sagesse à cet âge!

Je ne vais pas vous raconter le film pour ne pas vous gâcher l'effet de susprise.
Je peux juste vous dire qu'il y avait longtemps que je n'avais pas été aussi émerveillé par un film.

De plus, n'en déplaise aux rabats-joie qui ne se fient qu'à l'aspect visuel, ce film est très réaliste: il y a beaucoup plus de sales gosses qui ressemblent à Violet, Veruca, Mike et Augustus que d'enfants qui ressemblent à Charlie.
Des sales gosses comme ça j'en ai connu un paquet quand j'étais gamin!! Et même des gamins issus de familles très modestes mais qui n'ont pas eu la chance d'avoir des parents aussi fins d'esprit que ceux de Charlie... Mais là je m'égare!!
C'est une leçon de bon sens et d'éducation bien plus destinée aux parents qu'aux enfants. Moi je dis qu'il faudrait diffuser ce film à l'approche de Noël plutôt que de faire croire aux parents que leurs gamins seront plus heureux s'ils ont tout ce qu'ils veulent.
D'ailleurs, même quand je croyais au Père Noël mes parents me disaient que ce cher homme n'avait pas beaucoup d'argent non plus, donc que je ne devais pas être trop exigeant!! HEHEHE!!!

En gros, ce film redonne goût aux contes de fées en les dépoussiérant pour qu'ils soient à nouveau crédibles dans nos sociétés modernes toujours aussi obscurcies par la jalousie, la cupidité et l'avarice et qui laissent de moins en moins le temps aux enfants d'être des enfants.

30 juin 2005

Madagascar

Hé bien j'ai ri comme un con aux gags, ça c'est sûr...
Mais je pense qu'ils ont dû virer le scénariste en cours!!

Je le craignais un peu, et j'ai eu un bon pressentiment.

Déjà ils n'auraient pas dû donner ce titre car à peine débarqués sur une plage inconnue, on comprend de suite que les personnages sont arrivés à bon port! Donc, plus d'intrique, tout le reste se joue sur le personnage d'Alex qui découvre sa vraie nature... Pas franchement passionnant, et à la longue les gags deviennent lourds.

Et, comme c'est très en vogue en ce moment, on ressort un vieux tube (I like to move it...) qu'on fait chanter par des lémuriens que ne sont pas sans rappeler Timon, le chien de prairie dans Le roi lion. C'est bien la peine de casser du sucre sur Disney dans Shrek si c'est pour faire la même chose.

J'espère qu'ils seront plus inspirés pour le troisième volet de Shrek, étant donné que le deuxième n'apporte rien de nouveau par rapport au premier...

24 mai 2005

A la verticale de l'été

Mon pote p'titloup ayant fait une erreur lors de sa commande sur cdiscount, il s'est retrouvé avec 2 DVD de A la verticale de l'été...
J'ai donc profité de cette commande!

J'avais vu la moitié de ce film chez un ami, mais j'étais très fatigué, et les films de Tràn Anh Hùng sont connus pour cultiver la nonchalence et la sensualité, ce qui a vite fait de me bercer!!

J'avais déjà été totalement séduit par L'odeur de la papaye verte, avec ce Vietnam des années 50, marqué par la guerre et les colonisations.
Ce film nous narre l'histoire d'une petite fille, Mùi, engagée comme servante qui découvre les secrets culinaires vietnamiens (la photographie est si belle qu'elle nous donne l'impression de sentir et de goûter ces plats!), et apprend chaque jour les habitudes et les secrets de cette famille pour laquelle elle travaille et dont les enfants la traitent comme une simple fourmi qu'ils peuvent écraser à tout moment.
Suivre cette fillette dans les moindres préparatif nous fait peine et nous enchante à la fois!


Pour A la verticale de l'été, du fait que celà se passe à notre époque, je craignais de perdre cette sensualité, cette poésie, cette nonchalence...
Il n'en est rien, au contraire!!
On comprend à quel point Tràn Anh Hùng aime raconter des histoires dramatiques et, paradoxelement, éveiller notre plaisir des sens.
Il s'amuse à nous faire vivre ces après-midi brûlants et immobiles, bercés par les rossignols et le bruissement des criquets, enivrés de multiples senteurs, tout en nous faisant partager de lourds secrets de familles.

On reste donc dans le drame social, c'est parfois difficile à suivre (car en plus, pour nous Européens, il est parfois difficile de distinguer certains personnages d'autres!!), mais ça reste sociologiquement très intéressant.

21 mai 2005

Un long dimanche de fiançailles...

Contre tout espoir, en cherchant sur priceminister, j'ai réussi à trouver le double DVD collector, neuf, pour 17€80!!

Je vais pouvoir me replonger dans cet univers onirique couleur sépia... J'ADORE CE FILM!

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