17 octobre 2008

Ma mamie Carmen

Elle s'appelait Carmen, elle était ma grand-mère maternelle, une grand-mère pleine d'amour comme tout le monde devrait avoir connu dans son enfance.
Une grand-mère qui riait beaucoup (il semblerait que j'ai hérité d'elle mon côté bon public, ce qui me vaut des fou-rire inoubliables pour ceux qui en sont témoins). Elle nous a aussi transmis des expressions assez farfelues qui aujourd'hui me font rire tout seul quand je me les remémore; comme "je commence à peser des figues" pour dire que l'on s'endort, ou encore "faire remonter les vaches à la montagne" pour imager le fait de renifler!

Une grand-mère qui cuisinait divinement bien, ce dont ma mère s'est montrée la digne héritière, et c'est aussi pour cela que vous pouvez suivre les  yeux fermés certaines recettes de mon blog!

Elle nous a quitté il y a bientôt 14 ans, et il m'a fallu plusieurs années pour m'en remettre.
Je me rappellerai toute ma vie du moment où nous avons ouvert la porte de son appartement, avec pour seule lumière celle qui provenait de sa chambre, tout au bout du couloir.
Je me rappellerai toujours de son visage paisible, rond, comme si elle ne faisait que dormir.
Notre consolation fut celle de se dire qu'elle a eu la mort qu'elle méritait: une mort paisible, discrète, comme nous aimerions tous connaître lorsque ce moment arrivera.

D'elle, je garderai deux objets particuliers: un pendentif en forme de coeur avec une croix gravée, qui s'ouvre avec des images religieuses gravées à l'intérieur (c'est du toc, ça vaut pas un clou, mais je ne le vendrai pour rien au monde) et le gros édredon en duvet qui recouvrait le lit sur lequel ma soeur et moi adorions nous jeter. Un édredon dodu et doux, comme ma grand-mère.

C'est pour tout cela qu'aujourd'hui, encore une boule à la gorge, je ressens l'envie d'écrire son histoire, ou plutôt ce que ma mère et mon oncle peuvent m'en dire.
Cet article sera donc modifié au fur et à mesure que je collecterai les informations.

----------------------------------------------------------------------------------

Carmen est née le 10 juin 1915 à Ozor (prononcer Ouzo), dans la province de Gerone, en Catalogne.
Son père, Joseph SOLA, était bûcheron; sa mère, Dolores CASELLA, s'occupait du foyer, ce qui ne devait pas être une mince affaire avec 8 enfants.

Carmen était le cinquième enfant.
Elle avait un grand frère, Pedro, jamais revenu de la Guerre d'Espagne.
Sa soeur aînée, Thérèse, qui était également sa marraine du fait de leur différence d'âge, est morte à l'âge de 17 ans d'une congestion suite à une chute dans l'eau glacée de la rivière en faisant la lessive.
Il y avait également Marie et Thérèse, la sixième qui fut appelée ainsi pour rendre hommage à sa soeur disparue. (Et c'est aussi en son hommage que ma grand-mère a voulu que ma soeur porte Thérèse comme second prénom)DSC08780 2.JPG
Il y avait aussi deux autres garçons décédés bien trop tôt, dont un qui, paraît-il, languissait son père parti au combat pendant la Guerre d'Espagne.

Ils habitaient dans cette maison et vivaient de leur productions.
Ils cultivaient donc leurs propres légumes, et avaient quelques animaux de ferme, dont une chèvre nomée Estrella car elle avait une tache en forme d'étoile sur le front.

Ma mamie Carmen allait dans une école catholique avec des religieuses comme enseignantes, ce dont elle n'a pas du tout gardé un bon souvenir!

C'est à l'âge de 14 ans, une fois qu'elle savait coudre, tricoter, cuisiner et faire le ménage que ma grand-mère a été envoyée pour travailler à Calella en tant que serveuse dans un restaurant et femme de chambre, et à Barcelone où elle faisait la nounou dans une famille bourgeoise.

En 1933, elle tomba bien malade. Elle dût alors se reposer durant un certain temps chez sa soeur Marie, à Arles-sur-Tech, village situé au-dessus d'Amélie-les-bains, dans le Vallespir, région historique des Pyrénées-Orientales.
Elle tomba amoureuse de cette région, et décida d'y rester.

C'est ainsi qu'elle se vit embauchée en tant que bonne chez M. VALS, qui était le vétérinaire et le Maire d'Amélie-les-Bains.
D'après ce que je sais, elle y était bien et appréciée, et ce malgré un handicap non négligeable: celui de la barrière de la langue!
Lorsqu'elle allait faire une course au marché, sa patronne lui épelait bien ce qu'elle devait acheter. Elle se le répétait en chemin, mais au moment de demander ce qu'elle devait acheter... ça ne sortait plus!

A suivre dès que j'en saurai plus sur sa rencontre avec mon grand-père...

02 octobre 2008

Cosmétox, suite...

Rien ne va plus! Je fuis désormais la plupart des produits de l'Occitane qui, le plus souvent, contiennent du paraben, du PEG, ou du BHT!
Tout fout le camp, ça m'énerve!
Même Cadum, en qui j'avais pourtant une confiance aveugle: PAS DE GEL DOUCHE!! Y a du PEG!

Mais j'ai trouvé d'autres marques intéressantes, comme Lovéa, So'Bio pour le shamppoing, et JuvaBio qui fait un gel-douche à l'hamamélys.
Deux marques très connues que vous trouverez en parapharmacie: Weleda et Melvita.

J'ai aussi trouvé des produits bio chez Nature & Découvertes, comme une crème pour le visage et une eau de toilette très agréable et pas chère. Et tant pis s'ils financent une secte! Ma santé avant tout!

Quant au gel pour les cheveux, je n'en mets plus, car tous les produits que j'ai trouvé contiennent au moins du PEG, si ce n'est pas du paraben.
Quelqu'un a-t-il la solution?

01 octobre 2008

Declare Independance

A la première écoute de Volta, je n'aimais pas cette chanson: elle me faisait penser à une mauvaise copie de Pluto.

Et puis le concert est arrivé, et bizarrement cette chanson a pris tout son sens avec les drapeaux qui décoraient la scène, en plus du fait qu'elle nous a fait carrément triper notre race!!
Tout d'un coup je me suis penché sur les paroles: Damn colonists, ignore their patronizing, tear off their blindfold, open their eyes.

La force de cette chanson fait qu'elle est (hélas) intemporelle, universelle, et qu'elle possède également plusieurs degrés de lecture.

En plus du côté politique, ces paroles nous sont intimement adressées, nous ordonnant de nous libérer de nos sociétés de consommation qui nous conditionnent, des religions, ainsi que de cette uniformisation de la pensée qui me semble de plus en plus générale.

Make your own flag
Raise your flag...

 

18 juillet 2008

Les bienfaiteurs de l'humanité

Depuis plusieurs mois, mon engouement pour les fées m'est revenu.

Il semblerait que plusieurs éléments ce soient réunis comme il y a 11 ans après être tombé sous le charme d'un arbre lors d'une randonnée.

Belier texte 6.jpg

D'abord, pendant plusieurs mois j'ai travaillé sur la création de l'affiche de la nouvelle danse de mon groupe, dans laquelle il est question de créatures magiques dont une fée, j'ai aussi longuement discuté avec une adorable personne qui m'a confié être en contact avec des fées (j'ai aussi eu d'autres témoignages tout récemment, n'en déplaise aux sceptiques!).

Ensuite il y a eu la sortie de Spiderwick au cinéma, dont je viens de terminer le livre.

Cela fait des

mois que je consulte le blog de Jean-Baptiste Monge dont j'apprécie beaucoup le coup de crayon.

Banniere J-B. Monge

Il y a aussi la découverte du blog d'Edouard Brasey dont je lis les oeuvres depuis déjà dix ans et j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir à les lire comme je prends du plaisir à lire son blog de temps à autre.

Et il y a leur ami commun: Pierre Dubois, ce grand elficologue qui me berce dès que je vois ou entends ses interviews (récemment sur France Culture, et au JT de France2 pour la sortie de son dernier livre "Comptines Assassines").contfee.jpg
Je me suis remis alors à ouvrir "Les Contes de Féerie", parmi lesquels j'ai particulièrement apprécié "La mort des fées" d'Alphonse Daudet.
Cet homme a le don de capter pleinement mon attention dès que je l'entends: je me retrouve alors dans la forêt peuplée de créatures magnifiques comme terrifiantes.

Merci à vous trois pour vos merveilleux livres, grâce à vous les fées ne mourront jamais.

Comptines_assassines.jpg

24 juin 2008

Wanderlust

image.php.jpgComme elle aime innover, mon amie Björk nous a concocté une surprise pour son dernier single, Wanderlust, un double-pack.

Commandé sur One little Indian depuis... au moins 6 mois, je l'ai reçu samedi.

Pour le packaging, on reste dans le thème de celui de l'album Volta: cartonné et fermé avec un sticker parce que sinon c'est trop simple à ouvrir et à refermer vous comprenez.DSC08392 copie.jpg

Et dans la série "je fais pas les choses à moitié", le coffret comprend deux disques vinyle contenant les remixes du single, un CD des mêmes remixes, et un DVD du clip avec une version en 3D et le making-of, avec bien sûr les lunettes spéciales.
Et pis aussi de quoi faire mumuse avec le décor du clip et des stickers ça doit être une obsession.

Bref, un très bel objet collector, avec des remixes vraiment chouettes, et surtout un clip très inspiré et très... tibétain et donc très d'actualité sachant qu'elle n'a pas pu s'empêcher de revendiquer la libération du Tibet lors de son dernier concert en Chine.

 

C'est aussi pour sa grande gueule que je l'aime!